Féminin… Féministe?

Pourquoi je parle de féminin, mais pas de féminisme?

Si je choisis aujourd’hui d’accompagner (plutôt) les femmes, c’est parce qu’en tant que femme, je me sens pour l’instant plus légitime de partager mon expérience avec des femmes, de partager mon vécu.

Mieux se connaître

J’ai commencé par organiser des cercles de femmes autour du cycle féminin. L’idée était entre autre de créer, comme nos ancêtres l’ont tant fait et comme tant de femmes le vivent encore, l’énergie d’un groupe de femmes et de toutes en bénéficier. J’ai toujours vu ces moments de reconnexion à nous-même, à notre cycle, à nos « soeurs », comme un temps de partage et d’apprentissage que l’on s’offre, et qui nous permet de … mieux vivre avec les hommes !

Féminin … Féministe?

Je ne me considère pas comme féministe (en France en tout cas). Je suis consciente qu’il existe des inégalités de chances, de revenus, etc, et que les violences faites aux femmes sont réelles et inadmissibles. Mais ce que je connais du discours du féminisme français ne me parle pas du tout (Quand je lis les thèses d’Elisabeth Badinter, je pleure, vraiment). Je me suis toujours positionnée pour le soutien des mères et des familles pour s’occuper de leurs enfants; car je ne vois aucune régression dans le fait de s’occuper de ses enfants; ce qui est sûr, c’est que cela demande de l’information et du soutien, moral et financier. J’ai ressenti enfant et je ressens de la part de mes enfants le besoin de grandir dans l’idéal près de leur mère.

Aujourd’hui, vivre comme des hommes, rejeter la maternité, ou en tout cas s’éloigner de ses enfants, n’est pas la voie que j’ai choisie. Et cela ne me semble pas être une piste intéressante pour les femmes. J’observe que beaucoup de femmes de ma génération sont super puissantes, n’ont pas besoin des hommes, travaillent et ne partagent plus grand chose avec leurs enfants et le revendiquent. Certaines le vivent peut-être bien. Mais la plupart, dans ce que je perçois, si elles écoutent vraiment leur ressenti, ressentent un manque, un déséquilibre (elles ont nié leurs talents féminins) et s’épuisent (comme je l’ai fait aussi).

Par ailleurs, je me sens plus à ma place dans une quête tournée vers l’intérieur de moi. Ma conviction étant que si chacun fait sa part, apprend à se connaître et à s’aimer inconditionnellement, le monde se portera mieux (finalement en partant de l’intérieur pour agir sur l’extérieur).

C’est à chacun.e de trouver sa juste place, celle où il/elle va s’épanouir au mieux, donc offrir au monde sa meilleure version. Il me semble primordial que chacun.e se positionne là où il/ elle se sent le mieux. Je sais que certaines personnes portent en elles la capacité à agir à un niveau plus structurel dans la société, à se joindre à des groupes. Je sens que ce n’est pas mon cas.

Ce qui m’intéresse personnellement, c’est plutôt d’embrasser pleinement ma nature féminine, vivre pleinement ma maternité et ma féminité, dans la douceur et l’empathie, écouter mon corps, mon intuition, laisser de l’espace à ma créativité… Et offrir à mes proches et au monde mon bonheur et mon bien-être. S’autoriser cela n’est pas égoïste, ma capacité à aimer est en résonance avec ma capacité à m’aimer.

Et si vraiment je voulais me mettre dans une case (mais mon désir de liberté est bien trop exacerbé pour cela), je vis en accord avec des valeurs qui me rapprochent plutôt du mouvement des « Créatifs culturels » que des féministes. Ma volonté de reconnaissance des valeurs féminines s’inscrit dans un point de vue plus vaste qui comprend l’écologie, la valorisation de l’être sur le faire ou l’avoir, le souci de l’autre, qui sont précisément les valeurs qui regroupent les « Créatifs Culturels ». Voir L’émergence des créatifs culturels

Aimer les hommes

Ce que je vois aussi, c’est que dans la relation avec les femmes qu’ils aiment, les hommes sont de plus en plus frustrés: Ils sont face à des femmes qui sont extrêmement « fortes », ne sachant plus recevoir, et leur envie de donner et d’aimer se heurte à des murs. Ils traversent d’immenses frustrations… 

En résumé, les hommes ne savent plus comment faire pour montrer leur amour, les femmes tiennent bon, mais en niant leur nature cyclique et ne se respectant pas.

Le couple intérieur

Il me semble possible de trouver l’équilibre... L’idée n’est pourtant pas de devenir faible! Mais s’autoriser la vulnérabilité en tant que femme, et même face aux hommes, est à considérer! Même chose pour les hommes d’ailleurs, car à l’origine du couple extérieur, il y a le couple intérieur, cette image du couple que nous portons en nous, dessinée par nos croyances positives ou limitantes. Commençons donc par équilibrer ce couple intérieur qui attire (crée) le couple que nous vivons.

La domination masculine (action, force, performance), à l’intérieur des hommes comme des femmes, doit laisser la place à un équilibre bienfaisant du féminin et du masculin!

Et toi? Homme ou femme, comment vis-tu ton Féminin? Comment t’apportes-tu la douceur que tu mérites?

J’adorerais te lire dans les commentaires 🙂

A bientôt, Paula

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